Harpe-laser

 

Harpe-laser


   Cet instrument a été inventé par le compositeur Bernard Szajner, au début des années 1980; connu à l'origine sous le nom de "Syringe" (titre d'un livre de science-fiction); l'appareil se présente sous la forme d'une structure en triangle inversé à la base duquel se trouve un réseau de diffraction qui divise la lumière du laser, transportée par fibre optique (ce qui explique la grosseur des "cordes"); les différents faisceaux ainsi obtenus sont envoyés vers des capteurs, (en haut de la structure) qui transmettent les informations vers les synthétiseurs via une interface de type CV-gate.


   Bernard Szajner a utilisé un laser de type Argon d'une puissance de 5W (Spectra Physics); le réseau de diffraction (remplaçant judicieusement l'utilisation d'un scanner) pouvant produire jusqu'à 3000 "cordes" par pouce; la calibration de la harpe a été réalisée en positionnant les capteurs dans le prolongement exact des faisceaux, sur la structure.


   Les capteurs eux-mêmes, (photo-résistances) étant trop sensibles à la lumière ambiante, l'instrument était "parasité" et jouait des notes, aléatoirement, ce qui évidemment posait problème; la solution a donc été de calibrer la sensibilité de détection de chaque capteur, qui devenait alors plus sensible à la lumière laser.


       La harpe-laser de Yan Terrien est différente de celle de Bernard Szajner, car il n'y a plus de structure supportant les capteurs, mais un système à base de scanner qui balaye à l'aide d'un petit miroir, le faisceau laser dans l'espace; le balayage est tellement rapide, que l'on voit plusieurs "cordes" alors qu'il n'y en a qu'une seule; chaque faisceau correspond à une position du miroir; le musicien renvoie une partie de la lumière, à l'aide de ses mains gantées vers un unique capteur, positionné à ses pieds, afin de déclencher les notes; le laser ici utilisé est un Argon 20 Watts; le système envoie alors les instructions au synthétiseur, à l'aide d'une interface MIDI.


Ma harpe-laser est du même principe que celle de Yan Terrien, et utilise un laser type DPSS (Diode Pumped Solid State) qui présente l'avantage d'être suffisament compact pour être intégré avec tous les modules électroniques de l'instrument; ce laser est de couleur verte, d'une puissance de 1 watt; il s’agit d’un instrument basé sur le protocole ILDA, qui permet de piloter tout type de laser; ici, la conception a été réalisée par Franck Morisseau, AKA “Genesis”, spécialiste de la harpe-laser et des projecteurs laser en général; il est à noter que tous les instruments présents sur le marché, ont été copié sur ce principe; le capteur ayant été créé par Monsieur Morisseau, et également copié par diverses sociétés et “spécialistes” que je ne mentionnerai pas ici.


Mon instrument permet de jouer sur une étendue de 21 notes de musique, et envoie les instructions à un synthétiseur "Novation KS Rack", en protocole MIDI; une petite machine à fumée est également utilisée pour matérialiser les faisceaux dans l'espace.

Bernard Szajner-Festival international de musique électro-acoustique de Bourges

Jean-Michel Jarre-Les concerts en chine-1981-Harpe-laser de Denis Carnus

Jean-Michel Jarre-Pologne 2010-Harpe-laser de Yan Terrien

Logiciel de la harpe-laser de Yan Terrien

Ma harpe-laser